Patrice, Pat, Patou, mon biquet,
Tu es parti ce dimanche 28 juin sans que je ne sache rien le jour de cette date qui était importante pour moi. Toi même tu savais. La fête de l'anniversaire de mon papa pour ses 50 ans, apparemment on a voulu me préserver pour cette date. La nuit du dimanche au lundi, malade comme un chien, mal la gorge, avoir chaud, avoir froid, ne pas savoir resté en place, le sommeil ne vient pas! La journée du lundi dans mon lit, et c'est ce mardi que je l'ai appris. Je n'y ai une fois de plus pas cru....
Maintenant te voilà parti! Pourtant je ne me rends pas compte.
Le pire j'ai déjà connu cette douleur et je sais que le plus dur reste à venir, que ces jours ne sont rien face aux autres qui me restent à vivre.
Je m'en veux de certaines choses que je pense avoir mal percu, que je pense qu'on a mal percu...
J'ai mal, mal de me dire que je ne pourrai jamais plus te parler et que tu me répondes en me titillant. Nos longues conversations. Ta fameuse tenue de travail. Ton sourire. Ton regard. Je ne reverrai plus jamais ça. Je te l'avais dit pourtant de faire attention, que la vie ne tenait qu'à un tournant. Ce tournant de trop, tu n'avais que 28 ans, tu avais toute la vie devant toi à Fouches. Moi qui avait tant de mal à retenir ce village, tu te souviens? Je te vois déjà rire de cette phrase et me sortir "petite blonde va..."
Ce mal me rongera le reste de ma vie. Je n'oublierai jamais. J'ai envie de crier ma haine une fois de plus en te disant que c'est pas juste, que la vie est une pauvre merde et me sépare de mes personnes importante.
"Prends soin de toi" ... Combien de fois tu auras pu me le dire. A mon tour, aujourd'hui, et pour le reste de ma vie, je te le dis à toi de prendre soin de toi.
Mais surtout aujourd'hui, je pense à ta maman, ton papa, ta soeur (qui m'a envoyée un sms tout à l'heure). Oui, j'ai voulu t'envoyer un sms, je suis passée par ton numéro, message transmis. Toutes mes pensées vont vers eux.
Ce n'est qu'un au revoir Pat. J'ai pu le comprendre avec le temps...
Embrasse Jérôme de ma part.
Je vous aimes!
Fanny, ta biquette!
[Une biquette ne va jamais sans son biquet. Je vais devoir continuer sans toi. Ne reste jamais loin s'il te plaît]C'est notre dernière danse, on ne le sait pas encore, nos dernières confidences. Qui dans une heure ne seront plus qu'un souvenir d'enfance perdue. Et je pleure un peu plus fort car tout est fini pour toujours mais je resterai à t'attendre, encore...
Ce n'est qu'un au revoir, ce n'est qu'un au revoir, ce n'est qu'un au revoir, ce n'est rien qu'un au revoir
Qui sonnera à jamais la douleur de ton absence, tu sais. Ne pas chercher à comprendre, tous les pourquoi de la Terre, ne sauraient que me surprendre. Mais continuer à attendre, attendre un monde plus clair. Où nous pourrons être ensemble